Les rumeurs d'un appareil électronique frappé d'une Pomme et prenant la forme d'une tablette s'intensifient notablement. Au-delà du simple device, c'est tout un service de contenus qu'Apple entend lancer dans les mois à venir. Ceux-ci doivent être considérés à l'aune des raz-de-marée que Steve Jobs et ses équipes successives ont déjà provoqué depuis les années 70. Après les marchés de la musique et de la téléphonie, ce sont les marchés de l'éducation, de l'édition, du publishing, mais également de l'entertainment au sens large avec le jeu et la vidéo qui doivent s'attendre à être bouleversés, sans même parler de la collaboration et de la mobilité en entreprises. Préparez vos CV, aurait pu dire une nouvelle fois Nicolas Negroponte (voir iPod Backstage – chapitre 1) aux moguls des secteurs concernés.
L'analyse :
Depuis quelques mois, la rumeur enfle autour d'une tablette numérique à mesure que la crise économique se prolonge et que l'insolence de la résurrection industrielle et financière d'Apple devient incontestable. Microsoft l'a bien compris, qui multiplie les campagnes de communication défensive autour de Windows, son dernier bastion aujourd'hui menacé. Désormais l'industrie est suspendue aux lèvres de Steve Jobs ou de Tim Cook pour essayer de lire dans leurs intentions, comme elle le faisait auparavant en faisant le voyage de Redmond pour consulter l'oracle Bill Gates. Ironie du sort ou étrange renversement de destin, alors même que le TabletPC a été le premier échec cuisant de la firme de Redmond.
En mars dernier, la rumeur annonce une commande d'écrans de 10 pouces de diagonale (25,4 centimètres) livrables à l'automne 2009. En avril, le Wall Street Journal creuse le filon en ajoutant un zeste de people : Steve Jobs serait activement impliqué malgré son congé maladie, passant parfois en coup de vent sur le campus de Cupertino. Début juillet, de nouveaux sons de cloches en provenance de Chine annoncent le nom de l'heureux sous-traitant assembleur, Foxconn, ainsi que le prix du futur device : autour de 800 dollars. Dans la foulée, c'est le nom de Verizon qui est cité aux Etats-Unis pour devenir l'opérateur associé à la tablette moyennant la subvention de l'appareil en contrepartie de son exclusivité. Plus récemment, c'est Appleinsider qui met la dernière touche à cette série, avec un long papier visiblement retenu pendant de long mois, et faisant état de sources très respectées au sein de la société. Toutes ces rumeurs ne sont pas fortuites, pour qui connaît l'habituel cycle marketing de mise sur le marché de ses produits par Apple (voir Le cycle de l'Infinite Loop) et les facéties de son homme-orchestre, le bondissant Phil Schiller.
Ces fuites successives ressemblent à s'y méprendre aux coups de trompes annonciateurs de la mise sur le marché d'un nouveau produit, à la mode de Cupertino. L'arrivée d'une tablette pose toutefois questions. A quoi ça sert ? Les technologies et le marché sont-ils mûrs ? Et surtout quel intérêt pour Apple ?
Une tablette, pour quoi faire ?
Depuis 2003 la firme de Cupertino semble jouer au chat et à la souris avec les prévisions des analystes et les nerfs des aficionados, au sujet d'un hypothétique successeur au regretté Newton. En 2005 la définition d'un device nomade et de son service associé apparaît dans de nombreuses demandes de brevets déposées par l'entreprise. La marque commerciale déposée fait couler beaucoup d'encre et porte le nom de « Vingle », atypique dans la taxinomie du bestiaire d'Apple. Il désigne un device tout autant qu'un service. Mais de tablette « Vingle », il ne sera pas question car le géant de la vente en ligne Amazon a joué un drôle de tour à Apple en baptisant Kindle sa propre tablette de lecture. Depuis 2005 un autre nom commercial a les faveurs de la blogosphère et le terme MacPAD fleurit désormais un peu partout pour désigner la future tablette.
L'introduction d'une tablette de la taille de la célèbre ardoise de la communale fait immédiatement penser au marché de l'éducation, comme d'ailleurs tous les produits qu'Apple conçoit en prenant en premier lieu en compte les besoins des élèves, des étudiants ou de leurs professeurs. A l'heure de la disponibilité du WiFi dans les établissements d'enseignement (du moins aux Etats-Unis), un objet technologique léger de visualisation personnelle qui pourrait servir en classe comme à la maison, renforcerait la stratégie de la firme de Cupertino sur ce secteur. Cette ardoise du XXIème siècle doit pouvoir servir à la prise de notes sur une table d'écolier, sur les genoux, dans un amphithéâtre et sans doute connectée sans fil à un clavier, à une souris voire à un autre écran. Elle doit également permettre tous les raffinements pédagogiques innovants imaginés par les enseignants : podcasts, travaux individuels et collectifs, etc. La tablette répond à un besoin en termes de coûts, de portabilité et de facilité d'utilisation. En créant une nouvelle catégorie, cet objet nomade non identifié est conçu pour prendre la relève de l'ordinateur traditionnel et faire pièce au NetBook qui commençait à prendre sa place par défaut.
Mais le seul marché de l'éducation ne suffit pas : comme d'habitude la vision d'Apple est globale. Le Vingle - le nom de l'objet et d'un large service disponible depuis Internet ont été déposés dès 2005, alors qu'Apple travaillait déjà sur une tablette dans le plus grand secret - est donc également destiné au grand public. Il s'agit de proposer à Monsieur Tout-le-monde un objet disposant d'une surface de visualisation plus large que celle de l'iPhone ou de l'iPod Touch, qui lui aussi est en train de prendre la relève de l'iPod classique. Le MacPAD doit permettre de tirer partie plus confortablement d'une multitude de contenus : vidéo, photos, jeux vidéo, contenus diffusés sur Internet, différentes Apps bien sûr, mais aussi de documents bien plus lisibles sur un écran A5, comme des journaux, des magazines ou des livres. Une version connectée en permanence bénéficiera donc de la 3G, du moins dans un premier temps. Celui-ci (ou celle-ci ?) doit également pouvoir servir à la maison en coordination avec une télévision dont Apple n'a toujours pas trouvé (ou dévoilé?) la solution définitive.
Dans l'entreprise un tel objet est attendu avec impatience : après des années d'empilement logiciel, de « rationalisation de parcs » et d'industrialisation des solutions informatiques, on observe un grand attentisme du côté des DSI (Directeur des systèmes d'information). La principale cause est à imputer aux retards répétés de Microsoft : nombre d'entreprises ont été amenées à différer des décisions importantes d'évolutions de parcs depuis 2005, en raison des rendez-vous plusieurs fois manqués par la firme de Redmond avec le successeur de Windows XP. L'émergence d'alternatives intéressantes pour le bureau, conçues autour de solutions Linux, et l'apparition d'une demande de mobilité cristallisée autour de la « bataille de la poche », ont terminé de brouiller les cartes; Ni Windows Vista, ni Windows 7 ne sont considérés comme les solutions à l'immense casse-tête qui grève et la productivité, et le porte-monnaie des entreprises.
Le MacPAD a l'ambition de venir trancher ce nœud gordien, en proposant un poste léger nomade toujours connecté. Celle-ci doit servir de poste léger et serait capable de faire tourner la plupart des applications métiers de l'entreprise, de même que les applications bureautiques. L'accès aux applications de l'entreprise par le réseau n'est aujourd'hui plus un problème et rien n'interdit Apple de positionner sa tablette comme solution à l'actuelle quête d'un client léger universel.
Les technologies et le marché sont-ils mûrs ?
Définitivement oui. Le projet Vingle est une nouvelle plate-forme reposant sur un certain nombre de piliers patiemment érigés par Apple. La recette n'a rien d'original : Vingle comprend un device qui donne accès à des services distribués par une ferme de calculs tournant sur des serveurs ad hoc. Apple n'a rien fait d'autre depuis les années 2000 en distribuant des contenus via QuickTime puis son iTunes Music Store, et plus récemment avec son App Store. La symbiose entre le device et le service ne date pas non plus d'hier. Le lien fusionel entre l'iPod et l'iTunes Musique Store a fait couler beaucoup d'encre de la part de certains de ses clients, et parmi ses concurrents. Ces derniers ont bien compris la leçon et s'efforcent actuellement de copier le modèle de l'App Store sur lequel Apple a construit le succès fulgurant de l'iPhone. Cupertino ne gagne toutefois pas à tous les coups : le cafouillage créé en combinant le lancement de l'iPhone 3G, avec une version d'iTunes, la seconde itération de son OS X et celui de MobileMe, a obligé Apple à ravaler sa superbe et à rééchelonner la disponibilité de certains de ses services. Cette année, l'entreprise a étalé dans le temps le lancement de l'iPhone 3GS, la mise à disposition de la version 3 d'OS X, et les nouveaux services de notification.
La pierre d'achoppement d'un tel projet repose sur l’appareil lui-même : si Apple sait fournir des contenus depuis le Cloud depuis plus d'une dizaine d'années, les caractéristiques qui fondent le projet Vingle portent un certain nombre de barrières technologiques sur lesquelles nombre d'acteurs de l'industrie se sont cassé les dents.
La tablette d'abord : jusqu'à présent, même si Apple a énormément travaillé la question de l'autonomie de ses produits, elle reste handicapée par la consommation des composants électroniques qu'elle utilise et par les limites actuelles des technologies de batteries. Or ces obstacles semblent en passe d'être levés du moins pour la plupart : les principaux composants énergivores qui siphonnent l'autonomie des produits d'Apple ont tous bien évolué durant les derniers mois.
En ce qui concerne les écrans couleurs, les sous-traitants bénéficient des avancées réalisées dans le domaine des dalles OLED dont la ponction en Watts est très faible, tout en garantissant une lisibilité jusqu'ici inaccessible et une vivacité de couleurs sans précédent. Les dalles peuvent être produites sur des supports flexibles qui les rendent moins propices à la dislocation, voire sur des supports en métal, comme des feuilles d'aluminium par exemple. Apple pourrait utiliser les avancées de l'américain UDC dans ce domaine, et garantir son approvisionnement grâce aux licences de celui-ci auprès de sous-traitants comme LG ou Samsung. Il est possible qu'Apple puisse également disposer de l'intégration de capteurs de lumière pour allonger l'autonomie de la batterie de sa tablette. Enfin, une technologie de capteurs d'images pourrait être associée à termes à ces écrans. Avec de telles dalles, le MacPAD serait capable de supplanter ses concurrents et prédécesseurs immédiats comme les TabletPC, les NetBook et les premières tentatives de livres électroniques proposés par Amazon ou Sony. L'adaptativité d'OS X lui permettrait même de se transformer en « iPod Touch on steroid » et de venir concurrencer la PSP, pour ne parler que de ces quelques applications.
Pour ce qui est de la consommation du processeur embarqué jusqu'ici proportionnel à la puissance développée, le problème a également été réglé par la firme de Cupertino grâce au rachat de la start-up PA Semi. Ce coup d'éclat lui a permis d'avoir accès à la crème de la crème des ingénieurs de la Silicon Valley. Dan Dobberpuhl d'abord, l'inventeur des processeurs basse consommation les plus puissants, père de la série des DEC Alpha, des processeurs StrongARM - des version plus puissantes aux processeurs ARM que l'on trouve actuellement dans l'iPhone. Dan est aussi à l'origine des premiers processeurs multicore sur une même puce; Leo Joseph, un autre des géniteurs du StrongARM; Mark Hayter qui a également fait partie de l'équipe jusqu'en décembre 2008, a lui supervisé le développement du VirtualBook, le projet de livre électronique qui a inspiré les premiers TabletPC. Avec Puneet Kunar, ils ont également fait partie de l'équipe de développement du PJB-100, l'iPod avant la lettre imaginé par Compaq (voir iPod Backstage, chapitre 2). Apple s'est également attachée les services de trois spécialistes des puces graphiques : Sanjav Iyer qui a été l'un des tout premiers concepteurs de puces graphiques 3D. Il n'est plus seul depuis avril dernier : les deux derniers patron de la division graphismes d'AMD/ATI, Bob Drebin et Raja Koduri, sont venus lui prêter main forte. Enfin, pour superviser le projet, Mark Papermaster pourrait avoir été appelé par Apple à la rescousse pour superviser le développement des prochains composants du projet.
Dans le domaine des batteries enfin, la nouvelle batterie qui équipe les familles de MacBook a fait gagné 30% aux appareils qui l'utilisent. Elle est composée de petites unités rectangulaires sufisament discrètes pour être embarquées dans de futures versions de l'iPhone et des cliennts légers aussi minces soient-ils. Curieusement, le site Internet d'un des fournisseurs habituels d'Apple n'est plus en ligne alors-même que celui-ci est crédité de la fabrication des fameuses batteries dont la paternité est revendiquée par Apple. De là, à conclure que DP (Double Panda) Battery a rejoint la constellation de la Pomme…
Pour résumer, le MacPAD pourrait donc être un objet très fin, doté d'un écran tactile à très faible consommation et de technologie OLED, d'un processeur intégré développé par les anciens de PA-Semi, et d'une batterie conçue et fabriquée par Apple dans ses propres murs.
Mais cette tablette n'est que l'une des pièces de l'immense meccano en cours d'assemblage depuis l'Infinite Loop. Il y a fort à parier que de nombreux autres composants soient en cours de développement, comme un service Vingle auprès desquels MobileMe et iWork feraient figure de simple échauffement et qui nécessiterait de disposer d'une importante ferme de calcul. Ces derniers mois, le site indispensable, approvisionné en énergie et connecté à Internet par une liaison en fibre optique, a finalement été trouvé sur la route 321 dans le Catawba Data Park de Maiden, en Caroline du Nord. Il y a fort à parier que cette ferme de calculs soit rapidement équipée d'un nouveau type de serveur lequel pourrait faire son apparition courant 2010, et qui serait basé sur un nouveau développement du processeur Powerficient de PA Semi.
La pièce suivante dans cet immense puzzle concerne l'Apple TV. Si Jobs l'a qualifié de hobby jusqu'à présent, elle pourrait bénéficier des services de contenus engrangés et fournis par la ferme du Catawba dès la Noël 2010. Là encore, compte tenue de l'arrivée récente d'ingénieurs aux profils atypiques chez Apple, il y a fort à parier que le processeur et l'écran d'une telle « Apple TV take 3 » tirent partie des avancées d'Apple dans ces domaines.
Pourquoi Apple s'apprête-t-elle à lancer une telle solution ?
Toutes les pièces du puzzle sont là et le marché est prêt. En se plaçant à mi-chemin entre l'iPhone et le MacBook, le MacPAD remplit un besoin criant de mobilité, de confort d'utilisation, de simplicité et de puissance. Il s'agit du chaînon manquant de l'informatique : le composant disposant de la puissance nécessaire pour réaliser les calculs attendus par les amateurs de jeux vidéo, un device à l'autonomie étendue, mais aussi au faible volume et d'une légèreté qui ne sacrifie pas l'utilisation.
Cette tablette concrétise les travaux initiés avec les brillants esprits qui ont accompagné Jobs dès les débuts d'Apple, comme Alan Kay qui a le premier vu le Vingle dans les années 60 avec son projet Dynabook. Vingle rassemblera en effet tous les composants inaccessibles ou inexistants à la fin des années 60, mais décrits par Kay pour concevoir son projet : un ordinateur personnel portable dont la batterie aurait une durée de vie quasi-illimitée, destiné aux enfants de tous âges, doté d’une interface graphique tactile, une programmation simplifiée grâce à l'utilisation d'un langage objet, et un service de contenus lui fournissant toute sa valeur. Ces descriptions sont reprises trait pour trait dans les brevets déposés par Apple le 7 octobre 2005 pour expliciter les différents composants du « projet Vingle », qui va par ailleurs bien au-delà.
En résumé, Vingle représente pour Jobs le Graal après lequel il a couru toute sa vie durant. Il concrétise la vision qu'il partageait avec Steve Wozniak d'un outil informatique à la fois puissant et accessible à tous, capable de stimuler la créativité de ses utilisateurs.
Mais il s’agit également d’une course contre la montre : plus que quiconque, Steve Jobs sait que son temps ici bas est compté, comme il l’avait avoué en 2005 devant les étudiants de Stanford ; or la dernière alerte a été chaude ! C’est la raison pour laquelle il a travaillé d’arrache-pied sur le projet durant les 6 derniers mois, malgré son congé maladie qui lui a au moins permis d'avoir les coudées franches, jusque depuis son lit d’hôpital du Tennessee. Il tient à parachever l'œuvre de sa vie, et sans doute finir de démontrer son indéniable esprit visionnaire, nourri par quelques inestimables pairs de sa génération. Il s'agit également pour Jobs de fournir à la société qu’il a fondée le viatique qui viendra assurer sa pérennité.

Merci pour ce texte tout aussi bien detaille, precis, que vivant.
Rédigé par : Fred | 28 juillet 2009 à 00:05
Tout l'Art de La Pomme est là... tranquillement épluché ! On en oublierait presque le cul-béni-oui-ouisme qui, parfois à Cupertino, pointe le bout de la (con)fesse... Merci pour ce texte qui respire la Bonté alors qu'il n'était qu'a priori technique... Steve Jobs, putain merde, j'aime ce Mec ! Comme un ami intime, comme un frère, comme un père, comme un fils... Jamais je n'aurais pu imaginer qu'un leader d'industrie ait offert autant d'avancées à mon esprit, à mes pratiques artistiques, professionnelles, ludiques et amicales... une Merveille, ce Mec, une Merveille ! Je lui souhaite encore des années d'entre les années... près de nous... bichonnant ses rêves comme on polishe le chromé vintage d'une Harley collector... avant d'être foudroyé sur scène... car c'est ce qu'il a choisit, n'en doutons pas ! SA Boucle de l'Infini... rien qu'à LUI... :-)
Rédigé par : Weiki | 28 juillet 2009 à 01:24
Heureusement (pour Steve) que vous n'êtes pas au marketing chez Apple ... votre analyse est complètement à coté de la plaque ou comment parler pour ne rien dire pendant au moins 3 pages... RDV en septembre.
Rédigé par : Ben | 28 juillet 2009 à 06:25
A la différence "ténue" que notre ami Ben - n'argumentant RIEN - écrit totalement (et objectivement cette fois) pour ne RIEN dire ! Heureusement ce n'est que sur 2 lignes... Hahaha
Rédigé par : Weiki | 28 juillet 2009 à 10:15
Je partage tout à fait l'analyse que vous faites à la fois sur la maturité de ce marché, l'attente des entreprises tellement déçues _et piégées_ par Microsoft.
Comme dit Ben l'aveugle... rendez vous en septembre
Rédigé par : JLD73 | 28 juillet 2009 à 12:55
Comme vous je pense qu'il y a un vide dans la gamme entre l'iphone ou l'ipod touch (OS mobile et tactile) et le Macbook (OS X non tactile)...et pas seulement en terme de prix ou de type de produit mais surtout en terme DE MODE D'UTILISATION NOMADE ! ...C'est à dire qu'entre un tél mobile qu'on dégaine et remet dans sa poche trés facilement et 1 ordi portable qu'il faut sortir de sa housse, poser qq part, lancer le démarrage, attendre sa fin....il y a vraiment un monde ... que les netbooks PC ou linux peinent à combler.
Sauf qu'en terme de nomadisme, le vrai, ces netbooks ont l'avantage, de par leur prix bas, de pouvoir être trimballés partout et laissés posés 1 peu éloigné de soi (ce qui permet de pas être obligé de la ranger après chaque utilisation) sans trop de craintes de vol ou de casse.... ce qui ne sera pas le cas d'1 "MacPad" à 800 euros !
En résumé je pense qu'on ne peux pas utiliser sereinement un appareil nomade tel que celui-ci (+ gros que le format poche) si l'on pense que son coût élevé ne nous permet financièrement pas de le remplacer assez facilement en cas de casse ou de vol...
Et contrairement aux petites révolutions et réussites démocratiques qui ont accompagné les succés de l'ipod, iphone et macbook, je pense qu'1 "Macpad" qui ne serait pas au prix des netbooks actuel (400 euros en moyenne) mais bien LE DOUBLE DE CE PRIX se vendra peu, à l'image du macbook air, et restera destiné à une élite.
Arg, ce s'rait dommage ...
Rédigé par : zanvingttrois | 28 juillet 2009 à 16:31
Pour moi, çà correspond exactement au produit que j'attends depuis un bon moment. Un iPhone avec un grand écran mais pas aussi lourd qu'un macbook.
Chaque fois que je voyage je rêve de ce produit intermédiaire même à 800 €. Une petite sacoche légère en bandoulière et le bonheur total !!!
Rédigé par : giodemar12 | 28 juillet 2009 à 18:17
Chapeau, votre analyse est une pure merveille ; j'en connais un, proche d'Alan Kay qui va savourer... Vous avez -dans votre dernier paragraphe- tout dit sur Steve Jobs, analyse que je partage à 100 %. Je suis, pour ma part, persuadé que la vision de Steve n'est pas le fruit du hasard pou d'une adaptation aux évolutions du marché, des modes mais bien plus une stratégie déjà établie avec Woz dès la création d'Apple... Bien évidemment la technologie et les usages évoluant, Steve a corrigé la trajectoire, mais la vision d'un (de) produits(s) grand public est depuis les origines dans les gènes de Cupertino.
C'est pour moi une évidence et Steve, en capitaine novateur d'une industrie plombée par les Bill & Steve d'EnFace qui ont considérablement obéré la progression de l'industrie électronique.
Indéniablement, Jobs est un humaniste de haut vol. Rappelez-vous, dans les eighties, l'Homme de la Boucle Infinie avait pour obsession : que l'ordinateur soit au service de l'Homme.
Nous y sommes.
Je rejoins la réaction de Weiki : bel hommage de sa part.
Quel que soit le MacPad ou le TrucBibule qu'Apple nous annoncera, ce sera un produit abouti (même si certains prédisent un flop planétaire). Device et service sont les deux mamelles... iPhone et AppStore, même combat ! On peut rêver, s'interroger sur la forme et les fonctionnalités dernier né, qu'importe, il évoluera car une des grandes vertus d'Apple est de concevoir un modèle évolutif (cf iPhone) et non pas 20 ou 50 modèles différents par an qui se phagocytent les uns les autres ; c'est la différence fondamentale entre Nokia, pionnier de la téléphonie aux centaines de modèles, au milliard de terminaux vendus et au petit dernier à l'unique modèle, au milliard et demi d'applis vendues)...
Thanks so much, Steve et bravo pour votre brillantissime post.
Rédigé par : jeanlou bourgeon | 30 juillet 2009 à 10:06
Vous décrivez pesamment ceci
http://video.google.com/videoplay?docid=-5144094928842683632
dont l'idée n'est pas de SJ mais de JS
http://en.wikipedia.org/wiki/Knowledge_Navigator
le projet a déjà vu le jour en interne à 2 reprises à ma connaissance (dont une à l'époque du Macbook Duo). Les études pré-market ont à chaque fois montré que le produit n'avait pas d'avenir. Ayant participé à l'une d'entre elle je vous confirme que si sur le papier le produit séduit, une fois dans la rue il n'était pas acheté pour diverses raisons parfois surprenantes. Hors Apple ne vit que de ce qu'il vends.
Quant au poids du cartable des chères têtes blondes californiennes la réponse pourrait se résumer à : 2 jeux de livres ! un pour la maison et un pour l'école. mais c'est vrai que c'est une idée vraiment à la con, trop simpliste pour Schwarzy et All.
N'oublions pas qu'un livre : a une lisibilité optimale dans toutes les conditions de lumières, une autonomie illimité, un démarrage/instinction instantané, il peut être annoté sans contrainte et cale les tables de salon bien mieux qu'un iPhone 3GS (déjà qu'il fait aussi cuire les oeufs en plus de téléphone d'après les journeaux :).
Cette pensée est de M. Gassé, à l'exception de l'avis concernant l'iPhone qui n'engage que moi eut égard à sa capacité à caler les meubles ou à suppléer votre gazinière vacillante.
Rédigé par : jihelle | 29 août 2009 à 21:41
est un humaniste de haut vol. Rappelez-vous, dans les eighties, l'Homme de la Boucle Infinie avait pour obsession : que l'ordinateur soit au service de l'Homme.
http://www.cngongwen.com
http://www.bestmishu.cn
Rédigé par : jsinihap | 27 octobre 2010 à 09:31